Le retour. Yann Rausis, une barrière inconsciente à surmonter sur le Freeride Woldt Tour

GREGORY CASSAZ

Après une année de rééducation, Yann Rausis a regoûté au Freeride World Tour mi-janvier. Dans deux semaines, il se retrouvera à Kicking Horse, là où justement il avait été victime de sa blessure au genou l’an dernier.

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Et si le plus dur était fait? Au Japon mi-janvier, Yann Rausis a retrouvé le chemin de la compétition. A Hakuba, le rider valaisan a repris la trace du Freeride World Tour. Une trace de laquelle il s’était éloigné en février 2019.

Mentalement, ça m’a fait du bien. Il fallait que je me remette dans le bain »

Accepter le processus de retour

Touché au genou et victime d’une déchirure du ligament croisé antérieur du genou, l’Orsérien avait été contraint de ranger ses lattes. Après presque une année de rééducation, il avait pris la décision de prendre part au Tour 2020 et à sa manche inaugurale. «Mentalement, ça m’a fait du bien. Il fallait que je me remette dans le bain», confie celui qui a pris la 15e place.

«J’ai proposé un run en dessous de ce que je suis capable de faire d’habitude. Mais je suis vraiment content d’avoir pu participer à cette première étape de la saison. Ça fait partie du processus de retour. Je dois accepter que cela ne puisse pas immédiatement aller comme je l’aimerais.»

Aucune douleur

Yann Rausis, 26 ans, a profité de ce voyage au Japon pour lever quelques doutes. Et pour repartir avec certaines certitudes. «Je n’ai pas ressenti de douleurs au genou. Ce qui est évidemment bon signe. Après la blessure, il était quand même intimidant de prendre de nouveau part à une compétition. En ce sens, c’était une compétition relativement spéciale. J’en retire donc du positif.»

Après la blessure, il était quand même intimidant de prendre de nouveau part à une compétition. »

Dans la poudre aux Etats-Unis

Du Japon, Yann Rausis a directement pris la direction d’Alta, une station de ski américaine près de Salt Lake City. C’est dans la poudreuse américaine qu’il prépare la deuxième étape qui se déroulera à Kicking Horse au Canada dès le 8 février prochain en compagnie de l’Américain Andrew Pollard, l’un de ses potes du Freeride World Tour. «On a un super terrain de jeu ici. C’est l’idéal pour s’entraîner. On ne réfléchit pas, on skie tous les jours à fond pendant une semaine. C’est vraiment ce dont j’ai besoin en ce moment. On partira ensuite à Kicking Horse.»

Une face canadienne courte à son goût

Kicking Horse, là même où le Valaisan avait été victime de sa blessure il y a une année. «Je n’y ai effectivement pas de très bons souvenirs. Peut-être que je vais devoir surmonter une barrière inconsciente. Mais ça devrait aller. On verra quand je me retrouverai sur place», reprend Yann Rausis. «Mais j’en ai de bons aussi. Franchement, j’aime bien cette station. En plus, il semble qu’ils ont beaucoup de neige cette année. Même si la face est un peu courte à mon goût, on peut quand même y faire un run intéressant.»